Procrastination : un boost pas comme les autres !

Procrastination : un boost pas comme les autres !

La procrastination est un boost naturel. Elle peut-être également une ennemie. Il faut apprendre à la manipuler.

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Procrastination : atouts

Monique Richter dans le petit livre de la procrastination positive reprend l’histoire de la grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite. En voici l’histoire :

L’histoire de la grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite explique le principe suivant :

– lorsque que l’on plonge une grenouille dans l’eau chaude, elle s’échappe d’un bond ;

– par contre, lorsque la grenouille est plongée dans l’eau froide, elle s’engourdit et finit ébouillantée…

Il en va de même pour la procrastination.

La procrastination, un boost naturel

Au départ, la procrastination correspond à un temps que l’on s’octroie pour faire quelque chose de difficile. C’est un temps de maturation, pour fertiliser des idées et concevoir la structure de ce que l’on a à faire.

Là, ou ça se complique c’est lorsque chaque tâche est reportée à demain. Le temps de maturation devient un temps indéfini qui ne se règle que face à l’urgence de produire quelque chose. La motivation n’est plus là, intrinsèque, mais rendue nécessaire par une injonction à faire porter par un tiers.

Comme dans le cas de la grenouille, avec le temps, notre esprit s’est endormi et a adopté le principe de maturation des idées comme un moyen de reporter ou d’éviter ce qui l’ennuie.

La procrastination n’est pas une paresse. C’est un biais cognitif utilisé par notre cerveau, qui face à un ennui, évacue tout simplement le problème.

Le fait de se rendre compte de ce phénomène, et de décider en toute conscience, d’utiliser la procrastination uniquement pour les sujets demandant à être structurés, permet d’identifier notre point de fuite.

Identifier son point de fuite

L’identification de son point de fuite, permet de trouver la source de ce biais cognitif et de se concentrer sur sa résolution.

Par exemple, chaque lundi, vous avez à rendre un rapport statistique sur la satisfaction client. Etablir ces statistiques, et ce fut mon cas pendant 3 ans, nécessitent l’extraction de données et leurs analyses.

Dans mon cas, je venais de mettre en place une ERP pour gérer les services généraux internes et mesurer la satisfaction des utilisateurs par rapport aux délais contractuels d’intervention.

Je me devais de fournir une analyse juste et constructive pour ne pas me mettre à dos l’ensemble des prestataires du site. Cela me demandait donc de structurer mon esprit pour rendre un document non contestable, sans erreur de calcul, offrir une présentation synthétique des résultats.

Au début, dans la mise en place des premiers rapports cela a du sens de prendre du temps pour poser la structure et les algorithmes de calcul. Mais lorsque les résultats sont automatisés, la tâche est réduite à sa simple extraction et à l’élaboration des conclusions.

Repousser l’extraction devenait absurde puisque l’exécution de cette tâche me prenait moins de 20 minutes. La procrastination s’était installée alors même que la source de ce problème n’existait plus.

Identifier, la cause :

Dans le cas présent, la mémoire avait gardé la peur de faire des erreurs de calcul, de rendre des documents contestables. Cela rendaient la tâche toujours difficile, consommatrice d’énergie. Alors là même que le risque d’erreur et de contestation était devenu quasi nul. En désactivant la peur de faire des erreurs, j’ai supprimé la procrastination stérile.

Réhabiliter la procrastination

Réhabiliter la procrastination pour ce pourquoi elle est faite vraiment : un temps pour réfléchir.

S’offrir un temps d’écoute, un retour à soi, permet de revoir ses priorités et de fixer son intention sur les actions utiles.

C’est aussi un boost naturel pour reprendre confiance en soi. Non, on ne procrastine pas parce que l’on est paresseux. En prendre conscience, libère notre esprit de ce qui est inutile.

Cela booste notre énergie en nous redonnant une confiance naturelle. En ne gaspillant plus le temps à repousser et à faire des « to do list » que l’on ne fait jamais, la fatigue s’estompe.

C’est un formidable outil de gestion du temps, de son temps. C’est un moyen naturel pour retrouver plaisir à faire.

Les atouts de la procrastination

Les atouts que nous apportent la procrastination sont au nombre de 2 :

1- Une alerte : lorsque nous repoussons les choses, allons débusquer pourquoi nous les repoussons. Y at-il derrière une peur de ne pas réussir, de manquer ?… ou bien l’ennui face à une tâche répétitive ? En listant tout ce que nous repoussons, nous débusquons nos croyances limitantes.

2- Un temps pour créer : lorsque nous prenons du temps sur un nouveau sujet, sur quelque chose dont on a envie, c’est un temps de structuration. Un temps pour rassembler les idées, et les rendre compréhensible par tous.

Alors réhabilitez la procrastination, mais soyez ferme avec vous-même lorsqu’il s’agit de modifier vos croyances.

Utilisez-la comme booster de temps en vous offrant le choix d’évacuer vos peurs, et donc de faire face à elles en réalisant les tâches associées à ces peurs. Ou en vous offrant, le loisir de faire maturer vos idées en toute conscience.

Entraînez-vous!